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Sortie : 30 Juillet 2014

Réalisateur : Matt Reeves

Nationalité : Américain

Genre : Science Fiction

Acteurs principaux : Andy Serkis, Jason Clarke, Kodi Smit-McPhee

Durée : 2h11

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3 commentaires:

  1. Marion Piriou03 août, 2014

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  2. Damien Neron de Verville04 août, 2014

    Dans la continuité du premier volet, j'ai fortement apprécié cette suite. Alors que dans "les origines" c'était l'émancipation de l'individu opprimé, César, et de son groupe qui était en jeu, ici la société singe a pris forme et il est question de sa pérennité. On passe d'une dynamique nécessairement virulente, impulsive d'êtres découvrant la possibilité de briser leurs chaînes à quelque chose de plus massif, de plus global lié à la stabilité d'un système.

    Toute révolution connait ça ; passée l'urgence de la libération d'une domination légitimant quasiment tout acte la permettant, la question du bien et du mal est souvent bien plus délicate à gérer après coup, lorsque l'organisation est alors installée plus durablement. Alors, la violence et l'esprit belliqueux sont moins indispensables, en surplus et donc évitables peut-on parfois penser. D'où cette question se posant rapidement dans le récit pour les singes : "aller au bout de la guerre avec les humains ou instaurer la paix?".

    Bien sûr, on n'échappe pas à la caricature apparente avec "Koba" le représentant du combat, réticent à la hiérarchie, terrifiant, visage et corps meurtri par son passé d'animal de laboratoire; et avec le chef bon qu'est César, visage du sage, sûr de sa capacité à diriger, vers le bien. Au passage les émotions véhiculées sont saisissantes et nous obligent à cette surprise devant cette animalité sensible et pensante. Au-delà du manichéisme de surface, il me semble que la possibilité d'aller déconstruire ce partage trop simpliste est réellement envisageable pour celui qui cherchera à approfondir. On peut prêter à Koba une méfiance tout à fait compréhensible vis-à-vis des hommes au vu de ces anciennes souffrances qu'ils lui ont fait subir. Son intention stratégique et sa "posture militariste" peuvent également très bien se défendre, en conséquence du point précédent mais aussi pour répondre à l'agressivité humaine effective mettant en péril la vie des singes. Au même titre, César, au-delà de sa figure idéalisée, pourra être vu comme trop faible pour assumer sa lourde tâche.

    En extrapolant un peu, le film nous interroge selon moi sur la place de la violence dans l'accouchement de l'Histoire. Je crois qu'une position est assumée : tous les conflits ne sont pas résolubles de manière uniquement pacifique. La belle relation entre le singe et l'homme vient conforter tragiquement cette vérité suggérée en ne lui accordant qu'un statut de parenthèse à refermer nécessairement pour laisser cours au devenir.

    J'ai été pour finir plutôt déçu du copiage anthropomorphiste pas indispensable à mon goût du modèle sociétal humain de la famille nucléaire à la société singe. La place de la femme dans tout ça fait d'ailleurs clairement dans le conservatisme.

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  3. Le film s’ouvre sur ce plan-séquence devenu mythique avant
    même la sortie en salle du film grâce à la b-a, je veux bien sûr parler
    de ce dézoom sur le regard perçant, intimidant et « humain » de
    César, dont le visage est couvert de ce qui semblent être des peintures de
    guerre. Ce même plan séquence en forme de zoom qui clôturera le
    film.

    Ce remake du film « la bataille de la planète des singes » de J. Lee Thompson (1973) ne présente plus, à mon avis, autant d’intérêt philosophique ni de réflexions sur la place de l’Homme et des animaux dans la nature, contrairement au premier opus. En revanche, il fait
    incontestablement la part belle aux effets spéciaux, tout simplement bluffants, largement à la hauteur, sans exagérer, de ceux de Gravity.

    Le rendu des pelages des singes, les poils étant animés un par un, vous font littéralement dresser les vôtres. De même la bande-son particulièrement léchée, avec des bruitages de singes plus vrais que nature, finissent de nous plonger dans le film.

    Enfin, les attitudes des singes sont très bien rendues. On a vraiment l’impression d’être devant des animaux en chair et en os, et leurs postures et comportements semblent tout droit sortis d’un documentaire animalier.

    On regrettera peut-être leur organisation trop humaine, centrée autour de la famille constituée d’un mâle, d’une femelle et d’un petit (dont la mère ne semble pas avoir d’autre rôle que de s’occuper de lui).

    De même, le personnage féminin jouant la compagne du héros n’a non seulement pas une place importante dans le récit (pour ne pas dire qu’elle est inutile), mais son rôle reste limité à celui d'infirmière.

    En résumé, cet opus m’a semblé moins stimulant intellectuellement que le premier mais l’expérience en 3D ainsi que l’histoire de cette saga valent très largement le détour.

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