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Sortie : 22 Janvier 2014

Réalisateur : Steve McQueen

Nationalité : Américain

Genre : Drame, Historique

Acteurs principaux : Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch

Durée : 2h13

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3 commentaires:

  1. Preuve d’une fébrilité encore ambiante à Hollywood, Django Unchained sortait il y a un an presque jour pour jour précédé par une polémique assez inattendue pour l’équipe du film. Le terme « Nigger » employé par Quentin Tarantino dans son film, n’était pas du goût d’un certain nombre de réalisateurs, Spike Lee en particulier.
    En 2014, 12 Years a Slave fait également beaucoup parler de lui mais moins pour choquer que pour savoir s’il remportera ou non l’Oscar du meilleur film cette année.
    Le thème de l’esclavage se fait extrêmement rare à Hollywood et je dois dire que j’avais mis beaucoup d’espoir dans le dernier film de ce réalisateur anglais, génie incontestable du cinéma dramatique avec Hunger et Shame ; J’ai nommé Mr Steve McQueen.

    Cette histoire vraie c’est celle de Solomon Northup, un jeune noir libre de New York. Il y vit avec sa femme et ses enfants lorsqu’il se retrouve enlevé et vendu comme esclave à l’autre bout du pays. Sa vie d’homme libre n’est alors plus qu’un lointain et douloureux souvenir remplacé par les coups de fouets, le travail dans les plantations de cannes et de coton pendant 12 longues années. Son calvaire achevé, Solomon écrivait un livre pour raconter cette terrible histoire aujourd’hui adaptée sur grand écran.

    12 Years A Slave est un véritable chef d’oeuvre. Enfin le thème de l’esclavage a droit à un sujet complet et une mise en scène digne de ce nom. Chiwetel Ejiofor touchant au possible, interprète avec une extraordinaire implication le rôle de Solomon. Michael Fassbender est excellent dans la peau d’Edwin Epps, un négrier violent et abject. Capable de préférer sa meilleure ouvrière à sa propre femme, il n’a aucune estime pour ces hommes et femmes qu’il considère purement et simplement comme des sacs de viande.

    Steve McQueen réalise un film ambitieux et montre sous différents angles que chaque esclave lutte individuellement pour sa survie. Privés de libertés et privés de droits, quel sens donner à cette vie?
    La bande son impeccable rappelle parfois le frictionnement métallique des machines modernes, la mise en scène et la photographie finissent de parfaire une oeuvre qui comptera à n’en pas douter.

    Toute petite remarque quand même, j’ai trouvé le positionnement des blancs mis en scène trop peu nuancé. Les seuls bourreaux étant les négriers, le reste des blancs m’a paru trop bienveillant à l’égard des noirs pour l’époque. Quand on sait que l’égalité n’est apparu qu’autour des années 1965, c’est comme si on voulait nous dire : « Il y a avait des méchants blancs, mais ce n’était pas nous. »

    A voir absolument!



    Ma note : 5/5

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  2. Florian Teixeira-Lachasse25 janvier, 2014

    J'ai été pour ma part bluffé par ce film.
    J'ai trouvé très intéressant le contraste entre l'histoire :
    D'une part la dureté du film. certaines scènes sont très difficiles, parfois à la limite du soutenable. Sans spoiler, la scène de pendaison est une des scènes les plus dures que j'ai pu voir dans un film.
    D'autre part, la beauté du film. Chaque plan est travaillé, esthétique, simplement magnifique.
    12 years a Slave a la particularité d'être un des plus beaux films à voir mais aussi l'un des plus durs.


    Je rejoins Raphael, sur la position des blancs dans le film. On a l'impression que les Américains se dégagent de toute responsabilité dans ce film. Le rôle de Brad Pitt est un petit peu caricatural. Les bourreaux passent pour des fous furieux et laissent croire aux spectateurs que leur cruauté était "exceptionnelle", qu'elle ne représente pas fidèlement la traite négrière du XIXe siècle. L'Amérique se protège, c'est le sentiment que j'ai eu.


    Au niveau du scénario, l'usage massif des flashbacks rend la lecture parfois un peu difficile. La scène finale est un petit peu courte donc un peu frustrante.
    On aurait été savoir ce que sont devenus les autres personnages...


    Ma note : 4/5

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  3. Enfin, le sujet de l'esclave abordé sans fard. L'amérique d'Obama semble enfin vouloir regarder son histoire en face et ça fait du bien.

    J'ai d'ailleurs apprécié que tous les aspects tournant autour de l'esclavage et de la condition des noirs soient abordés à travers les différents personnages du film : du noir qui retrouve son maître et part sans se retourner, au marchand d'esclave sans scrupules, au négrier "humain", à l'intendant jaloux en passant par la négresse qui a fait sa place en devenant la maîtresse du maître, une palette de personnages haute en couleur. Et que dire de l'interprétation de Mickael Fassbender et de la jeune Lupita Dyong'o (Pour moi, la pire scène est celle de sa punition au fouet....)

    Effectivement, comme Raphael et Florian, j'ai trouvé un peu troublante que la vie de Solomon soit aussi "facile" dans le nord quand on sait ce qu'il en est des droits civiques des noirs jusqu'à la fin des années 60.

    Mais à part ça, pour moi, c'est d'abord un film indispensable, très bien mis en scène et superbement interprété par l'ensemble des acteurs. Un grand clap clap clap à Steve Mc Queen, le film mérite les éloges qui lui sont attribués.

    Ma note : 4/5

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