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Sortie : 7 août 2013

Réalisateur : James DeMonaco

Nationalité: Américain


Genre: Thriller, Epouvante-horreur

Acteurs principaux: Ethan Hawke, Lena Headey

Durée: 1h26

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4 commentaires:

  1. American Nightmare est un film du réalisateur américain James DeMonaco. Dans une époque où les films d’horreur sont réalisés par dizaines, pourquoi celui-ci mérite-t-il tout particulièrement notre attention ?

    Sans être un chef-d’œuvre, American Nightmare est une bonne surprise en grande partie grâce à son scénario. Film d’anticipation, l’action de ce dernier se situe aux Etats-Unis en 2022, dans une société où la criminalité est quasi-inexistante. Quasi et non complètement inexistante car, durant une seule et unique nuit par an, tous les crimes deviennent autorisés et resteront impunis.

    Tout le cynisme et la cruauté de ce principe saute aux yeux dès le début du film : la peur engendrée par cette purge annuelle permet aux plus riches de se protéger en achetant de coûteux systèmes de sécurité pendant que les plus modestes se retrouvent à la merci de tous les criminels. Pire, le personnage principal a construit sa fortune sur la vente de ces systèmes et vit à présent dans le luxe d’une riche banlieue comme le cinéma américain aime souvent nous en exposer.

    Les mésaventures que rencontre la famille Sandin ce soir-là pose les limites d’un tel système : comment accepter de telles inégalités qui plongent les plus démunis dans une insécurité insupportable ? Comment accepter le comportement barbare de ses voisins, amis et proches, qui arrivent à utiliser cette nuit pour soulager leur rage sans aucune culpabilité ni remord ?

    Le film arrive à démontrer que si cette nuit réduit en apparence la criminalité à néant,elle encourage en réalité les comportements extrêmes et inacceptables où la barbarie prend le dessus sur la rationalité.

    Deux autres points sont à souligner pour expliquer la réussite du film. Les acteurs sont assez convaincants, Ethan Hawke et Lena Headey (que les fans de Game of Throne reconnaitront très vite) sont crédibles en nouveaux riches américains ayant accepté les principes de la Purge. De plus, James DeMonaco parvient à créer une vraie tension de bout en bout. Celui-ci a également le bon goût de privilégier le frisson au sang, un choix dont devrait s’inspirer bon nombre de réalisateurs de films d’horreur.

    En somme, American Nightmare apparait comme l’outsider du genre, capable de nous faire frissonner tout en proposant une remise en question de la société américaine.

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  2. Un film d'épouvante très intéressant qui malheureusement tombe parfois dans les clichés du genre mais qui propose effectivement une réflexion intéressante sur la société américaine et sur la notion de morale en générale.

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  3. J’ai bien aimé ce film sur la forme, avec du suspens et quelques bons sursauts. La bande-son est bien travaillée, notamment pour les bruitages et coups de feu, très crédibles.

    En revanche, j’ai été déçu sur le côté « réflexion » présenté dans ce film, qui aurait pu, à mon sens, être plus « engagé ».

    Sur le fond justement, ce film ne me parait pas très crédible, car même à croire qu’un tel système soit mis en place, il n’en reste pas moins faux que les criminels n’attendront pas une nuit en particulier pour pouvoir commettre des horreurs.
    En revanche, ce qui est, à mon avis, plausible – et qui fait froid dans le dos- c’est que des personnes lambda, incarnées dans le film par les voisins des Sandin, profitent de cette soirée pour commettre des crimes, sachant qu’ils resteront impunis, alors qu’en temps normal, ils n’auraient pas osé.

    Autre point, qui me dérange davantage, ce film critique cette « méthode » en montrant que les plus démunis (financièrement, bien entendu) sont victime d’une injustice en ne pouvant pas se protéger. Cela est choquant, car les plus démunis sont de facto dans une situation injuste et dans laquelle ils ne peuvent pas se protéger (du froid, de la faim, de la peur, de l’exclusion sociale), purge ou pas.
    Et c’est bien là que réside toute l’horreur de la nature humaine : non pas tant dans l’expression ou non de sa violence, mais bien dans le fait que les inégalités, sources de frustration (les voisins envient l’extension de la maison des Sandin), provoquent des réactions qui peuvent être démesurées. Réactions de l’ordre de la pulsion animale (violence verbale, physique, viol – même si non montré dans le film- et même meurtre), qui ne sauraient donc pas être canalisées, contrôlées, maîtrisées, mais qui devraient inexorablement s’exprimer. Quid alors du self-control, du sport, de l’éducation et du bonheur ?

    @ Marion : je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi sur le fait que le frisson est privilégié au sang. Ce film reste très violent et l’hémoglobine est omniprésente dès les 20 premières minutes du film.

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