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Sortie : 12 Juin 2013

Réalisateur : Sofia Coppola

Nationalité: US

Genre: Drame

Acteurs principaux:
Israel Broussard, Emma Watson, Taissa Farmiga

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3 commentaires:

  1. Un scénario tiré d'une histoire vraie dans laquelle des ados s'infiltrent chez leurs idoles, des stars du showbiz telles que Paris Hilon, Lindsay Lohan et autre top models… Voici la base du nouveau film de Sofia Coppola.

    Honnêtement de prime abord ça ne m'intéressait pas du tout. Puis pendant les premières minutes de film j'ai cru à un numéro audiovisuel de VOGUE tant les marques sont présentes d'entré. Puis j'ai trouvé que ce film avait au moins le mérite de l'élégance de ces plans fixes.
    Après la première demi-heure j'ai compris qu'il s'agissait en réalité du triste reflet d'une société manipulée et omnibulée par la quête d'un idéale qui passe par la célébrité et l'accumulation de produits de mode quoi qu'il en coute.
    Je n'y aurais pas cru avant de le voir mais "The Bling Ring" m'a mis une claque… On s'aperçoit que l'emprise des "codes" sur la société est suffisamment puissant pour conduire n'importe qui à faire vraiment n'importe quoi… D'une manière ou d'une autre, à différents degrés nous sommes tous sous l'emprise du marketing et c'est vraiment triste quand on voit le genre de personne que ces ados ont pris pour modèles.

    Pour le reste on appréciera je pense la réalisation de Sofia Coppola avec ses plans fixe désormais bien connus et la lumière que j'ai trouvé particulièrement élégante rappelant souvent le papier glacé des magazines.
    Beaucoup reprocheront à Sofia Coppola son manque de subjectivité, comme souvent elle aura pris le parti de poser sa caméra et observer une situation: la fascination de ces jeunes pour les idoles de nôtre temps…

    Un film intéressent qui sera probablement incapable de convertir les détracteurs de Sofia.

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  2. Que vaut le dernier Sofia Coppola, icône du cinéma indé’ accusée par certains de faire fausse route depuis Somewhere, son dernier film ?

    Difficile dans un premier temps d’être convaincue par le sujet de The Bling Ring : merci mais les vols commis par des ados bourgeois de Los Angeles chez la crème des starlettes éphémères, ça ne fait pas rêver les plus de 15 ans qui ne sont pas accros à la presse people. Le début du film laisse donc un peu sceptique. On découvre cependant avec bonheur que Coppola a toujours autant de talent pour créer des bandes originales de qualité.

    Les jeunes privilégiés paumés qu’elle filme provoquent des réactions paradoxales : ils irritent par leur superficialité autant qu’ils peuvent se montrer attachants (parents riches absents laissant des adolescents sans repères et en dehors des réalités). Le doublage du film, assez mauvais, gâche quelque peu la prestation des acteurs alors que ces derniers sont plutôt convaincants.

    Au fur et à mesure que les cambriolages se multiplient, le film provoque un immense malaise et engendre un début de réflexion sur les valeurs et les icônes de notre société moderne, dans laquelle le marketing est omniprésent et l’accumulation de bien apparait souvent comme l’objectif de vie ultime. Cette accumulation de bijoux, de vêtements, cette recherche du toujours plus (toujours plus précieux, toujours plus voyant, toujours plus cher) fait vaciller des adolescents aisés dans une délinquance par rapport à laquelle ils n’ont pas de recul en raison de leur absence d’éducation ou de la fragilité de cette dernière. Nous réalisons alors une nouvelle fois que les vedettes qui sont les icônes de ces jeunes, n’ont pour beaucoup d’entre elles, rien et aucune légitimité à être connues en dehors de leur impressionnante garde-robe.

    Le film, et surtout sa fin, montre à quel point le besoin de reconnaissance et l’envie de briller peut pousser les jeunes, surtout les plus fragiles, à abandonner tout principe et à se corrompre avec une facilité assez déconcertante. Sofia Coppola a eu l’intelligence de nous faire rentrer un petit peu dans la vie familiale de deux des adolescents et aurait dû en faire de même pour l’ensemble d’entre eux, le film aurait ainsi certainement gagné en profondeur mais également en humour tant la prestation de Leslie Mann est assez hilarante par moment.

    Cependant, point de crainte, on rit beaucoup en sortant du film … Mais on rit jaune presque exclusivement. Saisissant et perturbant.

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  3. Thème qui m'a fortement intéressé, sur lequel j'ai écrit un petit peu, et qui me rappelle une certaine littérature bien spécifique des Lolita Pille, Bret Easton Ellis, Frédéric Beigbeder, ... La jeunesse bourgeoise, celle-là même qui est censée, à l'avenir, renouveler les fondements de nos sociétés, lui insuffler de nouvelles dynamiques, y est décrite comme vidée de toute valeur humaniste, de toute ambition haute et se suicide lentement, avant même d'avoir vécu quelque chose, dans une quête illusoire de désennui, d'infime reconnaissance pour le néant qu'elle représente, rendue possible par l'argent de papa et maman.

    Tout ça est mis en œuvre, en fond, par des forces qui agissent en sachant très bien ce qu'elles font, elles, suscitant les désirs les plus vains, poussant à courir désespérément après quelque chose qui n'existe pas, vos retours sur le film montrent bien ce point central de la problématique.

    Tout ça pour dire que je n'ai pas vu ce film :), mais que je me pencherai dessus lors de sa sortie en DVD. Une discussion autour de cette question m'intéresserait grandement, le film "American Psycho" pourrait en être un point d'appui.

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